wide-heart

wide-heart

Love


Il y a un an...

Aujourd'hui cela fait un an que j'ai abandonné sans regret le statut de célibataire qui me collait à la peau depuis bien suffisamment longtemps. 

 

Il y a un an, je passais une soirée sympa au bowling avec cet homme que je connaissais depuis 5 ans et qui était devenu un ami très proche après avoir été successivement mon premier amour, mon premier coeur brisé, et mon plus grand regret. 

 

Il y a un an, alors que je portais des chaussures bicolores et lançais maladroitement la quasi-totalité de mes boules dans les gouttières, lorsque mon regard croisait le sien je me sentais belle. 

 

Il y a un an, alors que je riais avec lui et sautais de joie car j'avais réussi un lancer, je comprenais que sa simple présence me comblait d'un bonheur que j'avais depuis longtemps oublié: le bonheur de partager des moments simples avec une personne exceptionnelle. 

 

Il y a un an, alors que nous rentrions du bowling, j'eus soudain envie de me jeter dans ses bras et de l'embrasser. Et après de nombreuses hésitations, je posai mes lèvres sur les siennes et il me rendit mon baiser avec tendresse et passion. 

 

Aujourd'hui je me rends compte que j'ai bien fait de mettre de côté mes peurs et interrogations pour me contenter de profiter de chaque instant avec lui. Car de jour en jour, l'envie de se voir et le plaisir de se retrouver ont naturellement créé un bonheur d'être ensemble.

 

Aujourd'hui je suis étonnée de constater que cela fait déjà un an que nous sommes ensemble, car je n'ai pas vu le temps passer. Et en même temps je me dis "seulement un an ?" car j'ai l'impression de le connaître depuis toujours. 


22/04/2017
1 Poster un commentaire

Parfois je réfléchis trop

On n'est que lundi matin et j'ai déjà hâte d'être vendredi soir ... serait-ce la perspective d'une semaine ennuyeuse ou celle d'un weekend tant attendu qui promet d'être meilleur que celui qui vient de se terminer ? 

Je n'ai en effet pas vraiment profité du weekend. Pourtant il a fait beau, j'ai vu une amie que je n'avais pas vue depuis longtemps, je me suis posée au bord d'un lac avec un bouquin pour bronzer, je suis allée à la fête de la musique ... bref je ne me suis pas ennuyée. Malgré tout, il plane sur le souvenir de ce weekend une forme de déception.

Comme quoi tout se passe dans notre perception de ce que nous faisons, et non dans les faits. Il aurait suffit que la personne qui me manquait ce weekend soit là pour que je perçoive chaque chose d'une toute autre manière. Le manque a fait que je n'ai pas pleinement apprécié ce que j'ai vécu, mon attention étant constamment détournée, flânant à mi-chemin entre ici et là-bas, auprès de lui. 

Ce manque m'a rendue morose. Et la morosité, gagnant du chemin, m'a même fait douter. Je me suis soudain demandée si je lui manquais aussi. Et comme je ne pouvais trouver de réponse dans ses actes, je me suis dit que je ne lui manquais sûrement pas. Je n'ai pas songé un instant qu'il pouvait ressentir ce manque sans pour autant ressentir le besoin de l'exprimer. Je me suis donc fait du mal inutilement. 

Pourtant il m'avait prévenue. Il m'avait dit qu'il n'était pas très expressif à ce sujet, parce qu'il veut être prudent, prendre son temps, ne pas se précipiter sentimentalement. Il m'avait dit que ça ne l'empêchait pas de penser à moi, d'avoir envie de me voir, et d'être bien auprès de moi. 

J'ai compris une chose ce matin en faisant le bilan de mon état émotionnel du weekend : c'est que je devrais me poser moins de questions et lui faire plus confiance. 


22/06/2015
8 Poster un commentaire

Amoureuse

J'ai passé plusieurs heures dans ses bras. Ma joue contre la sienne. Mes mains autour de ses épaules, les siennes autour de ma taille. Je sentais chacun de ses mouvements et les suivais avec précision au rythme de la musique. J'ai été sa marionnette et il m'a manipulée en douceur ... j'ai lâché prise ... il contrôlait tous mes mouvements. Ce fût un des meilleurs moments de danse de ma vie. Je me suis abandonnée totalement à lui, corps et âme, le laissant décider pour moi du rythme, de la direction, du balancement, des pas, des ondulations et des blocages. J'étais transportée dans un autre monde. Dans son monde. Les yeux fermés, je me laissais porter par la musique et par les mains de l'homme qui me fait vibrer. Cette soirée restera à jamais gravée dans ma mémoire. Et j'espère qu'il y en aura encore beaucoup d'autres comme celle-là. 

Ce que j'aime le lendemain d'une soirée, c'est que mon corps tend à danser tout seul, comme s'il était encore dans le souvenir de la veille, la musique résonne encore dans ma tête et mes hanches effectuent machinalement quelques ondulations lorsque je me déplace. C'est la descente progressive, après avoir plané pendant des heures la nuit dernière, je n'ai pas encore atterri. Et comme je suis fatiguée d'avoir peu dormi, mon esprit lui est loin, très loin. Quelque part entre la piste de danse et les bras de mon homme. 

J'ai la chance d'avoir rencontré un danseur qui me correspond parfaitement, dont le style s'accorde en tous points avec le mien, et j'ai le privilège de partager aujourd'hui plus que de la danse avec lui. Nous nous sommes trouvés. Ce n'est que le début, mais je souhaite que notre amour de la danse nous aide a entretenir une relation forte et à vouloir toujours avancer, ensemble, et progresser dans la danse, ensemble. Il me complète, me comble, et m'apaise. 


26/03/2015
0 Poster un commentaire

Love et autres drogues

"Tu rencontres des milliers de personnes et aucune d'elles ne te touche vraiment. Et un jour tu rencontres une personne et ta vie change pour toujours."
Extrait du film Love et autres drogues d'Edward Zwick. 

 

 

C'est agréable d'assumer son célibat et de se sentir libre de vivre comme on le sent, de faire ses propres choix, sans se soucier de l'avis de cet "autre" qu'on n'a pas et qui ne risque donc pas de se plaindre. C'est surtout agréable de se sentir libre de tout sentiment négatif, douloureux, nuisible...car c'est bien connu, les sentiments d'amour n'apportent pas que du bonheur tout rose et des petits papillons. Un jour ou l'autre on se retrouve confronté à la jalousie, la déception, la peur de perdre l'autre, toutes ces petites choses dont un(e) célibataire n'a absolument pas à se soucier. Mais parallèlement, un(e) célibataire n'a pas non plus le bonheur de connaître les palpitations que procurent les sentiments sincères et partagés. 

 

Pour ma part, j'arrivais à me passer de ces petits bonheurs, justement parce que je me disais que ça m'évitait les petits malheurs. Ce qui, pour mon bien-être personnel, n'est pas négligeable. Mais voilà, les sentiments ça ne se contrôle pas. Et quand vous tombez sous le charme d'une personne qui assume pleinement son célibat et n'a aucunement l'intention de s'attacher, vous avez intérêt à être capable de faire abstraction de vos sentiments. Je n'en suis pas capable. Malgré tout ce que j'ai vécu, les souffrances causées par un amour impossible, il semblerait que mon cœur soit toujours prêt à s'ouvrir. Mais moi, ai-je envie qu'il s'ouvre ainsi ?

Il est vrai que c'est agréable de ressentir à nouveau toutes ces petites choses que j'avais presque oubliées. Mais puisque la volonté de s'impliquer n'est pas réciproque, et que la personne en question ne compte pas me donner l'exclusivité d'une relation suivie, tout ce que mes sentiments m'apportent là c'est la perspective de souffrances futures. 

 

Je dois donc aujourd'hui me forcer à fermer mon cœur. Moi qui ai toujours été amoureuse de l'amour, je dois aujourd'hui m'interdire de tomber amoureuse. Et la tâche est très difficile car il a tout pour me plaire, et son comportement est une invitation à l'aimer. Pourtant ce n'est pas ce qu'il souhaite. Il aime sa liberté plus que la perspective d'aimer et être aimé, et je devrais essayer d'en faire autant.

En même temps tout dans ma vie m'aide à aller dans ce sens, car pour pouvoir réaliser mes projets, et continuer à danser comme je le fais actuellement, je dois rester célibataire et libre de tout engagement. Je sais que c'est ce qui est bon pour moi, et donc ce que je veux pour moi-même.

 

Mais je crois que le fait d'être amoureuse, ce que je ressens dans ces moments là, est un peu ma drogue ...  j'y suis accro, je ne peux y résister, et quand quelqu'un me fait craquer j'ai tendance à très vite m'emballer car j'aime ressentir la puissance de l'amour. Mais à l'instar de toute drogue, cette addiction m'est très nocive et après la période où je plane complètement arrive inexorablement la descente et son lot de souffrances. J'essaie de me sevrer mais parfois la rechute n'est pas loin ... avec tous les risques qu'elle comporte. Tant que je ne suis pas confrontée à une personne dont le profil correspond à ce qui me plait, ça va, je contrôle. Mais dès que quelqu'un a tout le potentiel de mon idéal, la tentation de céder à mes travers est trop grande pour que je puisse la contrôler.

Heureusement la vie se charge de le faire pour moi et ne mettant sur mon chemin que des "amours impossibles", m'obligeant à réfréner mes sentiments avant qu'ils ne soient totalement développés ... ainsi la chute est moins douloureuse. Je suppose que quand la vie estimera que je suis prête à être avec quelqu'un, elle mettra sur ma route un amour possible et peut-être que d'ici là j'aurai appris à aimer sans souffrir, à me donner sans me perdre...

 


21/11/2014
2 Poster un commentaire

Le temps passe ...

Cela fait maintenant un mois et une semaine que je lui ai demandé de ne plus me donner de nouvelles, et qu'il respecte ma volonté. Cinq semaines donc que je n'ai plus entendu sa voix. Cinq longues semaines au cours desquelles j'ai plusieurs fois voulu lui envoyer un sms, puis me suis retenue en me disant "c'est trop tôt, tu vas te faire plus de mal que de bien, et s'il voulait vraiment de toi il te contacterait LUI". Trente-huit jours pendant lesquels j'ai espéré qu'il m'appelle et me dise qu'il s'était rendu compte qu'il ne pouvait pas vivre sans moi, qu'il avait pris sa décision, et que celle-ci m'impliquait dans sa vie, qu'il était désolé de m'avoir fait autant souffrir mais qu'à présent il ferait tout pour me rendre heureuse. Trente-huit jours ... et pas de nouvelles.

Aujourd'hui encore j'ai failli lui envoyer un tout petit "je pense à toi", comme une bouteille à la mer, qui ne l'oblige pas à répondre mais lui montre que je suis toujours là, au cas où ... et puis je me suis dit "ne fais pas ça, il doit revenir de lui-même". Mais reviendra-t-il ?

J'essaie de l'oublier, j'essaie vraiment. En tout cas sinon de l'oublier au moins de ne plus espérer qu'il revienne. Mais même si je ne l'attends pas volontairement, je ne peux m'empêcher de garder espoir, tout au fond de moi. Car il était, et reste aujourd'hui, ma plus belle histoire d'amour, mon amour le plus vrai, le plus sincère, le plus intense. Je ne sais pas si un jour je retrouverai un amour comme celui que l'on partageait.


12/08/2014
2 Poster un commentaire


Ces blogs de Journal Intime pourraient vous intéresser