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Réflexions


J'ai rêvé d'un autre monde

J'ai rêvé d'un autre monde.

 

 

J'ai rêvé d'un monde sans guerre, sans haine, sans violence. Un monde d'amour, de douceur, et de compassion. Un monde juste, équitable, un monde de partage.

 

 

J'ai rêvé d'un monde où tous les êtres vivants cohabitaient en harmonie, où la notion de propriété était inexistante, pas plus que celle de monnaie.

 

J'ai rêvé d'un monde où chacun s'épanouissait à travers le bonheur de l'autre. Un monde de tolérance, de respect, et d'entre-aide. 

 

J'ai rêvé. 

 

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19/07/2016
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Réincarnation idyllique

J'aimerais me réincarner en arbre, dans un monde dépourvu d'humains. 

 

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Pouvoir naître sur une colline un peu surélevée, avec une jolie vue sur la plaine environnante. Pouvoir croître lentement en me nourrissant de la terre, de l'air, du soleil et de la pluie. Sentir mes branches s'élever vers le ciel et mes racines s'ancrer dans le sol. Sentir le vent caresser mes feuilles et mon écorce. M'élever toujours plus haut, lentement et sereinement, pour pouvoir contempler le monde. 

 

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Chaque matin le lever du soleil m’émerveillerait et me réchaufferait. J'entendrais le chant des oiseaux s'abritant sous mon feuillage, et tous les sons de la nature autour de moi : la rivière qui s'écoulerait joyeusement non loin de moi, les animaux de toutes espèces qui m'entoureraient. 

 

 

 

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Aucun bruit ne viendrait perturber ma tranquillité. Aucune pollution ne m'étoufferait. Il n'y aurait en ce monde ni violence, ni haine, ni guerre. Aucune lame tranchante ne viendrait m'éventrer et je pourrais vivre aussi longtemps que la nature me le permettrait, sans jamais n'être dérangée dans ma paisible méditation. Je vivrais un siècle, peut-être plus, sans rien n'avoir à redouter, à observer la beauté du cycle des saisons et l'équilibre permanent de la nature. 

 

Je serais en paix, sereine. Exempte de tout chagrin, de tout trouble, de toute préoccupation. 


23/12/2015
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Dichotomie perte/décès

Aujourd'hui quelqu'un m'a dit, en parlant d'une autre personne : "elle a perdu sa maman". 

 

Et ça a éveillé en moi une profonde réflexion :

 

 

 

Pourquoi dit-on "perdre" quelqu'un ? Pourquoi évoquer la "perte" plutôt que le "décès" ? 

 

Mon hypothèse est que le mot "décès" est un peu trop brutal lorsque l'événement vient juste de se produire. On va préférer dire "j'ai perdu ma maman" plutôt que "ma maman est décédée", parce que cette dernière phrase est trop impersonnelle, trop froide. On utilisera "ma maman est décédée" plus tard dans le temps, lorsque l'on aura fait notre deuil, et que la douleur sera moins grande. A ce moment là le mot "décès" ne sera plus tabou. 

 

En effet, la "perte" suppose qu'avant ça il y avait possession. Or, bien que certains le croient à tort, nous ne possédons pas les personnes que nous aimons. Il s'agit en fait d'une perte émotionnelle, nous perdons la présence de la personne dans notre vie, et par conséquent nous perdons aussi tout le bien que cette personne apportait à notre vie. Nous perdons également tout le bonheur que nous avions auprès de cette personne, un bonheur qu'il faudra reconstruire sans cette personne, à travers les différentes étapes du deuil. Par conséquent la "perte" évoquée n'est pas tant la perte physique de la personne, mais plutôt selon moi une perte qui se situe en nous, dans nos émotions. Et en évoquant cette perte, on focalise l'attention sur nous, sur notre ressenti, plutôt que sur le fait lui même, qui sera mieux représenté par le mot "décès". En effet quand on dit "ma maman est décédée", le sujet est "ma maman" est l'attention est portée sur le fait qu'elle soit décédée. C'est totalement impersonnel et à part dans l'adjectif possessif "ma", il n'y a pas d'implication de la personne qui parle. A l'inverse, quand on dit "j'ai perdu ma maman", le sujet est "je", la personne qui parle. C'est beaucoup plus personnel et implique directement celui qui parle. 

 

Selon moi, lorsque l'on dit "j'ai perdu ma maman", on évoque le décès en suggérant implicitement à notre interlocuteur que cela nous touche profondément, que nous sommes impacté, qu'il y a en nous quelque chose qui a disparu. C'est ce que nous ressentons au lendemain du décès d'un de nos proche. Par contre, lorsque cet événement remonte à plusieurs années et que nous nous sommes reconstruit, que la douleur est moins importante, nous aurons moins de difficultés à dire "ma maman est décédée". Nous dirons d'ailleurs plutôt "ma maman est décédée en telle année" lorsque nous voudrons porter l'attention sur le fait, et "j'ai perdu ma maman en telle année" pour porter l'attention sur les conséquences que ça a eu sur nous. Cette phrase invitera forcément, plus que l'autre, à parler de ce que nous avons ressenti suite à cette perte. On peut d'ailleurs remarquer qu'on ne dira jamais "j'ai perdu le voisin de la cousine de mon ami". Je veux dire par là qu'on ne "perd" que les personnes qui nous sont chères. 

 

Par conséquent, je pense que la distinction "décès"/"perte" existe dans notre langage pour nous permettre d'exprimer deux choses bien différentes. D'une part le décès factuel et dénué de toute implication sentimentale, et d'autre part la perte émotionnelle causée par le décès d'un proche.  

 


13/11/2015
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