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Quand cesse-t-on de grandir pour commencer à vieillir ?

Aujourd'hui, 16 mars 2017, je fête mon 32ème anniversaire. L'occasion pour moi de me pencher sur le thème de l'âge et de faire le point avec vous sur 32 années d'évolution de mon ressenti. Car, à bien y réfléchir, il me semble que l'on a en réalité l'âge de nos pensées plus que celui de notre corps.

 

Quand j'étais enfant, je rêvais d'être "grande". Mon statut d'enfant ne me satisfaisait pas et je passais mon temps à me projeter dans une vie d'adulte, que ce soit par le jeu, le dessins ou mes rêveries. J'aimais écouter les conversations des "grands" et m'ennuyais souvent avec les autres enfants. 

 

À l'adolescence, j'ai souffert d'un gros décalage entre le corps et l'esprit. Je n'étais pas du tout en accord avec moi-même, je n'aimais pas mon corps, ni mon attitude, tantôt trop "petite fille", tantôt trop "madame". Je n'arrivais pas à me trouver et me laissais du coup facilement influencer par mon entourage. Je n'étais jamais vraiment moi-même et pour rien au monde je ne voudrais revivre cette période de ma vie.

 

À la vingtaine j'ai commencé à vivre mes propres expériences, à sortir danser, à travailler etc. , ce qui m'a permis de sortir de la crise de l'adolescence et de pouvoir commencer à m'identifier, à comprendre qui j'étais et adapter ma vie en conséquence. Je n'avais cependant toujours aucune idée de ce que je voulais faire comme métier. J'ai mis très longtemps à trouver ma voie. Par ailleurs, je redoutais l'arrivée de la trentaine, j'avais peur de me sentir inaccomplie en étant toujours sans CDI, célibataire et sans enfant à 30 ans.

 

Finalement lorsque la trentaine est arrivée l'appréhension s'était totalement dissipée car au fil des années j'avais fini par me trouver, et m'épanouir au travers de diverses activités comme le sport, la danse, le yoga, la méditation, et je n'avais plus du tout ce besoin compulsif d'avoir, à 30 ans, un métier et une famille.

 

Aujourd'hui j'ai 32 ans, je suis au chômage en attente d'une formation pour enfin faire un métier qui me correspond, en couple depuis presque un an, et plus heureuse que jamais. Je suis enfin en paix, et je me sens parfaitement équilibrée. Pour autant, je ne cesserai jamais de tendre vers le même but: m'épanouir encore davantage. 

 

Car ce qui compte ce n'est pas le nombre des années, mais l'accomplissement qu'elles ont apporté. Et même lorsqu'on a réussi à atteindre un certain niveau de complétude, quel que soit l'âge auquel on y parvient, il me semble important de continuer à se considérer comme en progression vers une version de soi encore plus accomplie et harmonieuse, vers un niveau encore plus élevé de plénitude. Autrement la vie perd tout son sens.

 

Et ce n'est que lorsque la vie perd tout son sens que l'on commence à vieillir. Je ne parle pas évidemment du vieillissement du corps physique, celui-ci est inévitable. Je parle du vieillissement de l'esprit. Et comme chacun sait, le mental influe énormément sur le physique. 

 

Alors si je ne peux contrôler le vieillissement de mon enveloppe corporelle, je vais au moins m'appliquer à entretenir la jeunesse de l'esprit qui l'habite et toujours chercher à "grandir"...  sans "vieillir".  



16/03/2017
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